C’est une promesse vieille de vingt ans : déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem. Le Congrès avait donné son feu vert en 1995 mais ni Clinton, ni W. Bush, ni Obama n’avait osé l’appliquer. Trump lui, tel un gamin relançant un adulte qui avait promis de lui apprendre à conduire, a mis les pieds dans le plat. En lâchant cette annonce qui sent la poudre, le POTUS peroxydé tente de faire diversion. Acculé par différents scandales, Trump sait qu’il n’aura pas le luxe de ses prédécesseurs cités, un second mandat. Alors il ne perd pas de temps, et cherche de l’aide en exauçant le fantasme de sionistes qui semblaient résignés sur la question. Loin d’être anecdotique, l’évènement ne peut être plus symbolique. Cela entérinera diplomatiquement la colonisation israélienne de la ville sainte. Rendant l’officieux officiel.

Le statu quo ne sert que celui qui est en position de force. Qu’on se le dise, cette offrande de Trump ne restera pas sans conséquence. Car quand l’adversaire décide d’attaquer, il se découvre. Aux Palestiniens de choisir et d’exploiter la meilleure des contre-attaques.

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