Ambiance nostalgie, diapo et couverture à grosses mailles… Jusqu’à l’âge de seize ans environ, le basket était mon principal intérêt sur cette planète. Rien ne pouvait sérieusement le concurrencer. Gamin, j’étais du genre brillant mais turbulent – pas mauvais à l’école ni esseulé pour danser – le petit relou sympa, aucun problème particulier. Pourtant, ni les boums ni les cours ne trouvait grâce à mes yeux, rien ne m’attirait plus que la balle orange. La passion aidant, j’étais suffisamment bon pour y croire et, pour des raisons diverses et variées, j’ai avorté mes espoirs et tourné la page assez tôtRestant néanmoins piqué à jamais par ce jeu.

Vingt ans plus tard, je tombe sur des images de cette époque bénie. Un match lambda à domicile où je joue sans forcer. L’œil du BAT étant, comme l’indiquait la première notice – un « Juda qui donne sur mon cortex », je ressens l’obligation morale (et le plaisir non dissimulé) de les partager. Ladies et Gentlemen, voici Young Ramirez dans un match du siècle dernier résumé à la manière de « Draft Express » (le média chargé de superviser les espoirs candidats à la NBA). Et, tel Tim Hardaway répondant à Spike Lee dans une pub Nike de 1992, je vous l’assure les deux mains posées sur la poitrine : « I got skills »