Lundi 15 juin. En marge d’une rencontre cultuelle organisée par le gouvernement aux allures d’opération de reconquête de l’électorat musulman pour 2017, et en vue de remplacer le CFCM de Nicolas Sarkozy, une action valait son pesant de cacahuètes… Éloges d’un cri du cœur.

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Alors qu’il répondait tranquillement aux journalistes, Hassen Chalghoumi fut interrompu par Anas Saghrouni, président des étudiants musulmans de France, face aux caméras l’étudiant assène « Cette personne ne représente aucun musulman, il est rejeté par tous les jeunes musulmans… » avant d’ajouter dans une cacophonie regrettable (merci madame à la voix stridente) « C’est une honte pour la communauté musulmane ». Chalghoumi bégaye…

Même si le procédé manque de classe et qu’il illustre parfaitement la discorde qu’il peut exister au sein de cette communauté, l’action est clairement jouissive. Car ce n’est un secret pour personne, ce qu’a dit Anas Saghrouni n’est que le strict point de vue de l’immense majorité des musulmans. Chalghoumi, l’illettré adoubé par les médias – auto déclaré « représentant » sans être capable de prouver le moindre soutien – devait bien s’y attendre. Lui qui, depuis trop longtemps, multiplie les inepties et embarrasse sa communauté chaque fois qu’il s’exprime. Le seul regret, c’est qu’il n’ait pas été démasqué plus tôt, à la tribune lors d’un discours, plutôt qu’entre deux portes… Néanmoins, un cri du cœur se fait rarement dans le calme.