En toute honnêteté, je n’ai jamais croisé un seul musulman qui m’ait dit se sentir représenté par Hassen Chalghoumi, l’imam de Drancy. Pas un. C’est pourtant l’imam le plus connu de France. Celui qui jouit de la plus grosse fréquence médiatique. Celui que la presse n’hésite pas à présenter comme un « représentant de l’islam de France » allant jusqu’à le solliciter pour un ouvrage opportuniste (coucou David) pendant que la masse concernée l’attribue du sobriquet « d’imam cathodique ». Rien d’étonnant donc de voir les musulmans se sentir lésés et crier à la manipulation devant cet inconnu illettré qui s’exprime en leur nom. La frustration est d’autant plus grande que des imams adoubés qui maitrisent leur sujet, en plus de la langue française, il en existe. C’est même l’anti-Chalghoumi qui fait loi. Exemple ici avec l’imam d’Ivry-sur-Seine, Mohamed Bajrafil, invité sur le plateau d’Envoyé Spécial…