Encart philosophique. Écriture antiseptique.

Enchainement d’actions maudites, aïe. Tendinite mentale chronique. Certains appellent ça « La loi des séries », moi j’appelle ça une « mauvaise matrice ». Dans ces moments précis, un vieux principe ressurgit, se multiplie et finit par tapisser un esprit déjà meurtri : « Fais ce qu’il faut ou quelqu’un d’autre le fera à ta place ». On peut avoir la plus belle foulée de la savane, seul le charognard est confiant sur l’issue de sa fringale. La différence se fait dans les actes, pas dans les sentiments. Dogme aussi intemporel qu’intransigeant. Rappelez-le à la marmaille sur le ton d’un testament. Si le hasard est une chaleur, la préparation est un éventail. Mieux vaut s’en souvenir en entrant sur le champs de bataille. Car une fois l’attirail empaqueté, le gouvernail devient une patate chaude que le cérébral peine à assumer. D’ordinaire si fiable, l’acuité se grippe et devient une tenaille. La lecture se réduit, s’assimilant à un post-it traduit en braille. Le vocable s’effrite jusqu’à former une véritable muraille. Pris au milieu de la ripaille, le raisonné panique pendant que l’opportuniste se rassasie jusqu’aux entrailles. Aucun fatalisme n’est inné. Il suffit d’amorcer les bons détails, ceux qui nous distinguent de l’impétueux bétail. Tant bien que mal, l’expérience suscite le raisonnement. L’homme heureux n’est pas fou, il est juste intelligent. Et la plupart du temps sous-estimé, car si la simplicité sous-entend un bonheur évident, le simplet l’est beaucoup trop pour acter son contentement. La hauteur s’impose pour bénir son environnement. L’obstacle, une douleur. La blessure, une rampe de lancement. Dieu merci, la complexité n’est qu’un simple entracte… qui accouche d’un salutaire enchantement.

Surpasse cette matrice, prends ta cape et envoile-toi fils.