Après la nouvelle déconvenue du gouvernement Ayrault dans l’affaire « Florange » (semblable comme deux gouttes d’eau à l’épisode « Gandrange » interprété par le gouvernement Fillon) il est intéressant de voir comment les autres États réagissent à ce phénomène de plans sociaux massifs de plus en plus courant dans les vieux pays industrialisés. En Russie, Vladimir Poutine (version Premier ministre) a pris le taureau par les cornes pour empêcher la fermeture d’une cimenterie à Pikaliovo, dans sa région chérie de St-Pétersbourg. Mise en scène ou non, cette incroyable séquence filmée a le mérite d’alerter les oligarches qui voudraient se voir tsar à la place du tsar en leur transmettant un message clair : L’État peut intervenir et placer l’intérêt commun avant toute chose. Au delà de la manigance évidente que constituent ces images, et du désamour certain que j’ai pour le personnage, le résultat n’en demeure pas moins éloquent. L’usine, dont dépend toute la région, continue de tourner et le tissu social (déjà maltraité) a été épargné. Les pragmatiques de mon genre ne peuvent qu’apprécier la manœuvre et la saluer.

Gandrange-Florange-Pikaliovo. Un thème commun, trois hommes différents (Sarkozy, Hollande, Poutine) mais deux méthodes distinctes : « Win or Go Home » dirait Ramirez.