Toujours de l’autre coté du périph’, Paris Derrière s’intéresse aux personnages qui composent la banlieue. Pour ce deuxième épisode, j’ai rencontré Nadir Dendoune, journaliste/réalisateur, mais également auteur de 3 ouvrages (« Journal de guerre d’un pacifiste »,« Lettre ouverte à un fils d’immigré » et « Un tocard sur le toit du monde ») tous en rapport avec son parcours ou son combat pour la paix. Nadir, qui se considère citoyen du monde avant tout, a exploré de nombreuses contrées en essayant de comprendre les soucis de l’autochtone. Habité par la cause palestinienne depuis plusieurs années, il réalisa un film sorti en 2012 sobrement appelé « Palestine ». Un docu de 52mn filmé en territoire occupé, rythmé par des points de vue et des débats entres civils des 2 bords. Une mission effectuée avec toujours le même souhait avoué : celui de redonner la priorité aux intérêts du peuple avant ceux des gouvernements. Le dicton conseille de « balayer devant sa porte… » pour Nadir, cela n’a rien de saugrenu. Lui qui milite en France pour une normalisation des rapports entre l’État et une (énorme) frange de sa population. En 2010, il fait partie des fondateurs du projet « 24h sans nous » une action médiatique qui invite toutes personnes issues de l’immigration à protester, en cessant de consommer ou de travailler le temps d’une journée. Malgré le succès relatif de l’opération, l’idée qu’une France amputée de ses immigrés devient une France handicapée, fait son chemin. Et le « tocard », comme il aime se surnommer, fait le sien.