Le bébé fête aujourd’hui ses 6 mois. Quelques publications plus tard, il marche à quatre pattes et me permet de voir moins flou. Patiemment je fais mon trou. Les gens cherchent tous à faire d’une pierre deux coups. Moi pour chaque coup, j’assure deux pierres pour enfoncer le clou.

Le problème, c’est que le temps en pâtit. Et selon l’équation unanimement reconnue à travers le globe, le temps c’est de l’argent. Je ne m’étonne plus alors de voir mon compte bancaire devenir anorexique, alors que je souhaitais le rendre au plus vite boulimique.

Le problème, c’est (donc) le dictat du temps. Ce qui est pris n’est plus à prendre, ce qui est vécu n’est plus à vivre. Et la réflexion sans action, bonne ou mauvaise, tisse l’habit de la lâcheté. Indémodable. Le problème, c’est (également) la cupidité des gens. Ravis de pouvoir constater ta réussite tout en anticipant l’échec pour savoir quelle partie de charogne ils pourront arracher. Détestable. Le problème, c’est (parfois) l’éducation des gens. Quand l’ignoble prend en otage les bonnes manières, quand l’ingratitude devient une normalité, s’adapter à l’esbroufe demeure la seule option. Dommageable. Le problème, c’est (souvent) la mentalité des gens. Qu’ils confondent avec leur pedigree. Chaque défaut contient sa qualité, encore faut-il savoir la déceler, l’apprivoiser et la rendre exploitable. Un travail d’orfèvre. Louable. Le problème, ce n’est jamais le pedigree des gens. Qui est en fait leur meilleur atout. Première pierre de la dignité et dernier vecteur de la démocratie. Capable d’attiser la haine mais aussi de susciter la curiosité grâce à sa différence. Indispensable. Le problème, c’est (toujours) l’assimilation. Qui reste un vestige colonialiste qu’on feint d’ignorer. Quand l’Homme prône son efficacité, il marchande son semblable devenu produit étiqueté pour se vendre au plus offrant. Méprisable.

Il faut suivre son ambition naturelle sans se laisser brider par un conditionnement illégitime. Tout comme l’inné et l’acquis se distinguent, il existe une culture innée et des cultures greffées. Il y a la Culture de l’Homme et la Culture des Hommes. La première est à fertiliser, la deuxième est à relativiser. Au diable, l’égoïsme et le fatalisme, couple qui enfante le blâmable. Bienvenue à l’intelligence et à la lucidité, couple qui enfante l’admirable, la quiétude et le bonheur, d’abord d’être en vie car, bien qu’on l’oublie, la mort nous tutoie depuis notre premier cri… « Are you living your dream ? »  « Not really but i’m working on, homie »