Reggie Miller n’a connu qu’un seul club durant ses 18 ans de carrière NBA : les Pacers d’Indiana. Loyauté, culot, génie… Reggie manquera à la grande ligue.

Indiana, c’est la terre natale du basket. C’est aussi, pour les New Yorkais, un coin bouseux et inintéressant qui se trouve aux antipodes de leur ville. Comparer Indiana et New York, c’est un peu comme comparer Auxerre et Paris. Culturellement, économiquement, démographiquement, les deux villes sont radicalement opposées. Tant mieux, Reggie, californien d’origine, n’a jamais aimé l’arrogance pleine de paillettes de la Grosse pomme et s’est donné pour mission de lui faire payer. Au Madison Square Garden (célèbre enceinte où officient les Knicks) la pression ambiante est telle, que les locaux eux-mêmes semblent parfois intimider. Reggie lui, adorait cette tension et prenait un malin plaisir à traumatiser chaque fan des Knicks. À commencer par le plus célèbre d’entre eux : Spike Lee. Ses provocations et ses prises de bec (en plein match) avec le réalisateur sont légendaires, et témoignent de l’énorme culot du numéro 31. Spike Lee portait constamment un maillot des Knicks floqué du numéro 3 (celui de John Starks, le rival direct de Miller), mais finissait quasiment chaque rencontre de la même manière : cloué sur son siège (qui coûte plusieurs centaines de $) menton enfoncé dans la paume, coude sur le genou qui supporte une tête désabusée de cinéaste talentueux. Spike Lee et les Knicks n’étaient pas les seules victimes de l’ancien pensionnaire de UCLA. Jordan himself, perdit à plusieurs reprises son sang froid face à Reggie. Réussir à titiller « His Airness » n’était pas donné à tout le monde… Comme on peut le voir ci-dessous dans cet extrait de « Winning Time » l’excellent doc’ diffusé sur ESPN en son honneur.

À titre personnel, je le considère comme le meilleur shooteur de tous les temps, les fans de Bird ou de Nowitzki ont leur mot à dire, je le concède. Bien que Ray Allen lui ai volé son record du plus grand nombre de 3 pts inscrits dans une carrière, Reggie possède encore celui concernant les Playoffs et celui là, la momie de Boston n’est pas prêt de lui subtiliser. Reggie Miller était ce qu’on appelle un clutch player, un vrai. C’est à dire un joueur décisif. Le joueur à qui l’on file le ballon quand le match se joue sur la dernière possession. Celui qui prend la responsabilité du dernier shoot en cas d’égalité. Pour conclure, voici une compilation de quelques uns de ces shoots assassins de fin de matchs. Made by Reggie Killer…

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