Une ascension éclair à la Tony Montana. Une aura pesante à la Corleone. Un physique trompeur à la Keyser Söze. Vladimir Poutine est en fait un personnage de film. Dès son arrivée sur la scène internationale, il est tout près de remporter le titre (ésotérique et tant convoité) de « Thug of the Year ». Malheureusement pour lui, pendant ses 2 films/mandats, Vlad avait un concurrent sérieux qui rafla la récompense quasi chaque année : W. Bush. Mais Vladimir ne s’est pas senti vaincu pour autant, derrière sa couverture son poste de Premier ministre, il prépare patiemment son retour en serrant les derniers boulons. Des couloirs sombres du KGB jusqu’aux spotlight du Kremlin, sa trajectoire fascine. Retour sur une carrière peu commune.

 2000 à 2004 sortie de « RoboPope : Le flic qui fait respecter la loi du Kremlin »

Synopsis: À la chute de l’Union Soviétique, les Oligarques russes se ruent sur les ressources naturelles du pays comme des héritiers ingrats se moquant de la mort du patriarche. Le Kremlin, en spectateur désabusé, ne pouvait rester sans réagir. Hors de question pour la classe dirigeante de laisser quelques opportunistes éparpiller le butin national, si jalousement gardé à l’abris du peuple par l’ancien régime. C’est dans ce contexte que le projet « RoboPope » voit le jour. Comme dans la version originale empruntée à l’ennemi yankee, on a été cherché dans les entrailles de la bête pour récupérer l’ADN le plus proche de la boutique.

Agent Murphy / Agent Poutine

Un homme se porte candidat. Il s’appelle Vladimir Vladimirovitch Poutine. Élément sérieux du FSB, patriote convaincu, et parrainé par le tonton le plus influent de la famille, il a toutes ses chances. Le pouvoir ne déborde pas d’enthousiasme mais pense qu’il fera l’affaire. Pendant plusieurs années, on le prépare secrètement pour qu’il mène au mieux sa mission : rapatrier richesse et pouvoir qui n’appartiennent qu’au Kremlin et à personne d’autres. Le succès est au rendez vous. La surprise également. Vladimir, qui ne semblait qu’être un bon soldat dépendant de l’appareil d’État, a malicieusement inversé la vapeur. La famille, ravie mais pour le moins troublée par tant d’habilité, en vient à craindre le divorce. Pas lui. Du coup, on lui cède les clés rouillées du paquebot familial en espérant qu’il en fasse bon usage. Mais Vlad, comme tout jeune conducteur avec sa première acquisition, va tour à tour chérir son bolide, le pousser à l’extrême, avant de finir par le mépriser… Sans pour autant accepter de s’en séparer.

2004 à 2008 sortie de « RoboPope 2 : L’Union Soviétique vivra »

Encouragé par le succès de sa première campagne, Vladimir se dit qu’il pourrait bien continuer quelques kilomètres de plus. Un coup de tunning sur l’engin plus tard, il fait l’erreur de remettre ça. Le bide est évité de justesse mais le public n’est pas dupe, comme souvent le 2 est moins bon que le premier. Dans quelques mois (et afin de garder le label « démocratie ») il sera contraint de lâcher le volant, il le sait. C’est là que l’idée lumineuse lui vient d’introduire dans la série un petit jeune, Medvedev, aux allures de gendre idéal (selon les critères de la mama russe) et qui pourrait divertir l’auditoire le temps qu’il prépare son retour. Poutine sait qu’il lui faut être patient. Le bouche trou candidat est en place. Il s’agit maintenant de se faire petit (sans se faire oublier) et d’attendre le moment venu. Durant ce repos forcé, de 2008 à 2012, seules quelques apparitions communes viendront rassurer les fans. Le but : montrer que la compétition est saine, et s’assurer que le soutien de l’un restera fidèle à l’autre.

2012 à 2016 sortie prévue de « RoboPope 3 : La Russie vaincra »

Le moment est venu, et Vladimir est prêt. Il a annoncé le 27 novembre dernier, la sortie du troisième volet de sa saga pour mars 2012. Le véhicule de fonction sera donc rendu dans l’état par son prédécesseur, et RoboPope reprendra du service. Selon certaines sources la star n’aurait refusé aucun sacrifice pour être au top : LiftingPromo’ nationalePromo’ internationale (en compagnie des plus grands du métier). Rien n’est assez fameux pour son retour. D’autant que la concurrence est de taille. Cette sortie est programmée en même temps que deux autres succès du box office : la super production hollywoodienne du « Obama Show » et l’adaptation française « Arnaques, crimes et Breitling » par Nicolas Sarkozy (avec le regretté Dominique de Villepin et l’attachant François Hollande) également prévu pour 2012. Mais Vladimir n’a que faire des ambitions de ses concurrents, il l’a d’ores et déjà annoncé « Cette année, les jeux sont faits. Le T.O.Y est pour moi. Bons baisers de Russie ».

Publicités