15 000 milliards de $ de dettes, non il n’y a pas d’erreur. La note des USA a été dégradée, de AAA elle est passée à AA+. Dorénavant – et même officiellement – ils ne sont plus les seuls maîtres du jeu (de leur propre jeu, rappelons-le). La crise économique à l’échelle mondiale fait désormais partie intégrante de notre époque. C’est devenu une constante, quelque chose de normal. Quand on y réfléchit, ce mode de vie qu’on nous a vendu, imposé, infiltré pendant tant d’années, marche autant sur la tête que son rival tant décrié. L’Union soviétique, tout aussi diabolique et sans doute plus pragmatique, aura chuté en 70 ans. L’économie financière façon US, telle que nous la connaissons aujourd’hui, connaîtra fatalement le même destin. En causant certainement plus de tort à la planète. Le facteur temps aura forcément aggravé le bilan (« temps » qu’on peut aussi assimiler à « climat » en l’occurrence). L’ironie du sort, c’est qu’aujourd’hui l’ennemi n’a pas vraiment changé. La Chine reste un pays d’origine communiste, mais à la grande différence de l’époque soviétique, cet ennemi est également leur premier créancier. Étrange. À la merci de l’adversaire, malgré l’avantage du terrain et la corruption de l’arbitre. Les nostalgiques de JFK doivent avoir la nausée chaque matin en ouvrant leur Newspaper… La fin n’est jamais écrite, et le destin reste le meilleur des scénaristes.

« Si l’Est avait gagné, les gosses d’aujourd’hui auraient Russe en Lv1 et Mandarin en Lv2 »
Tarikson Ramirez